Les orgues de  Paris
ORGUES DE PARIS © 2026 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Courbevoie

Saint-Maurice de Bécon

216 Rue Armand Silvestre, 92600 Courbevoie
Au début du XXème siècle, le quartier de Bécon-les- Bruyères ne disposait que de la chapelle Saint- Charles. Une donatrice offrit un terrain rue Armand-Silvestre en mémoire de son fils Maurice, avocat très connu et très croyant. La construction du nouvel édifice fut alors confiée par l'architecte Julien Barbier entre 1907 à 1911. L’église est de style néo-roman, et principalement en béton armé. Le centre de la façade est orné de la sculpture d'un Christ étendant les bras. La nef est précédée d'un narthex et terminée par un chevet plat.
Organiste titulaire Thomas Monnet & Lucile Dollat Site de la paroisse vidéo Thomas Monnet Photos Orgue : Victor Weller
C1 Le grand orgue de Saint-Maurice a été construit en 1865 par Aristide Cavaillé-Coll pour la chapelle privée du marquis Ernest-Marie-Charles de Lambertye à Gerbéviller (Meurthe-et-Moselle). Cet orgue, qui n’était pas destiné à une église, a permis à Cavaillé-Coll de donner libre cours à sa créativité. L’instrument comportait notamment un Physharmonica, jeu conçu par le facteur allemand Walcker : une anche libre sans tuyaux, comme dans un harmonium. Il était également doté d’une boîte expressive à deux jalousies opposées, l’une s’ouvrant pendant que l’autre se ferme, créant un effet d’éloignement du son, comparable à celui d’un Fernwerk allemand. On retrouve aussi des influences allemandes dans la composition, comme en témoignent les noms de certains jeux. Cavaillé-Coll utilisa dans cet orgue, pour la première fois, des pédales d’expression, remplaçant les dispositifs à cuillère employés auparavant. Ernest-Marie-Charles de Lambertye mourut le 23 février 1904 ; son neveu, et héritier, décida alors de se séparer de cet orgue encombrant afin de rétablir quelque peu la situation financière. Il fut racheté en 1909 par le chanoine Oudin et placé dans la nouvelle église de Saint- Maurice de Bécon-les-Bruyères. L’instrument y fut transféré par Mutin en 1912, après quelques transformations (modification de la disposition intérieure et probablement des pressions). Après 1925 le Physharmonica disparut. En 1976, le facteur Jean Jonet y effectua de malheureuses transformations qui firent évoluer la composition de l’instrument vers l’esthétique néo-classique alors en vogue. De 2013 à 2015, une restauration complète a été menée, avec pour objectif de retrouver le concept original de Cavaillé-Coll. Les jeux manquants ont été reconstruits, dont le Physharmonica (aujourd’hui appelé Aeoline), et les jeux déplacés ont été remis à leur emplacement d’origine. Toute la mécanique ainsi que l’alimentation en vent ont été restaurées, et la boîte expressive a été replacée à son emplacement initial afin de retrouver l’équilibre voulu par Cavaillé-Coll. De plus, l’accouplement II/II d’origine ainsi que le « tonnerre » (pédale d’orage) ont été reconstruits, et l’arrière de l’orgue a été doté d’un nouveau buffet afin de répondre aux conditions à Gerbéviller. Site d’orgue
1865 - Cavaillé-Coll (1) 1913 - Mutin (6) 1976 - Jean Jonet (3b) 2015 - Denis Lacorre & Laurent Plet (5)

III/37 - traction mécanique

Composition
Les orgues de Paris

Courbevoie

Saint-Maurice

de Bécon

216 Rue Armand Silvestre, 92600 Courbevoie
ORGUES DE PARIS © 2026 Vincent Hildebrandt
C1 Le grand orgue de Saint-Maurice a été construit en 1865 par Aristide Cavaillé-Coll pour la chapelle privée du marquis Ernest-Marie-Charles de Lambertye à Gerbéviller (Meurthe- et-Moselle). Cet orgue, qui n’était pas destiné à une église, a permis à Cavaillé-Coll de donner libre cours à sa créativité. L’instrument comportait notamment un Physharmonica, jeu conçu par le facteur allemand Walcker : une anche libre sans tuyaux, comme dans un harmonium. Il était également doté d’une boîte expressive à deux jalousies opposées, l’une s’ouvrant pendant que l’autre se ferme, créant un effet d’éloignement du son, comparable à celui d’un Fernwerk allemand. On retrouve aussi des influences allemandes dans la composition, comme en témoignent les noms de certains jeux. Cavaillé-Coll utilisa dans cet orgue, pour la première fois, des pédales d’expression, remplaçant les dispositifs à cuillère employés auparavant. Ernest-Marie-Charles de Lambertye mourut le 23 février 1904 ; son neveu, et héritier, décida alors de se séparer de cet orgue encombrant afin de rétablir quelque peu la situation financière. Il fut racheté en 1909 par le chanoine Oudin et placé dans la nouvelle église de Saint-Maurice de Bécon-les-Bruyères. L’instrument y fut transféré par Mutin en 1912, après quelques transformations (modification de la disposition intérieure et probablement des pressions). Après 1925 le Physharmonica disparut. En 1976, le facteur Jean Jonet y effectua de malheureuses transformations qui firent évoluer la composition de l’instrument vers l’esthétique néo-classique alors en vogue. De 2013 à 2015, une restauration complète a été menée, avec pour objectif de retrouver le concept original de Cavaillé-Coll. Les jeux manquants ont été reconstruits, dont le Physharmonica (aujourd’hui appelé Aeoline), et les jeux déplacés ont été remis à leur emplacement d’origine. Toute la mécanique ainsi que l’alimentation en vent ont été restaurées, et la boîte expressive a été replacée à son emplacement initial afin de retrouver l’équilibre voulu par Cavaillé-Coll. De plus, l’accouplement II/II d’origine ainsi que le « tonnerre » (pédale d’orage) ont été reconstruits, et l’arrière de l’orgue a été doté d’un nouveau buffet afin de répondre aux conditions à Gerbéviller. Site d’orgue
Organiste titulaire Thomas Monnet & Lucile Dollat Site de la paroisse vidéo Thomas Monnet Photos Orgue : Victor Weller
1865 - Cavaillé-Coll 1913 - Mutin 1976 - Jean Jonet 2015 - Denis Lacorre & Laurent Plet

III/37 - traction mécanique

Composition