Les orgues de  Paris
ORGUES DE PARIS © 2026 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Versailles

Cathédrale Saint-Louis

4 place Saint Louis, 78000 Versailles

Orgue de choeur OdT>

C3 En 1880 est passé entre le Conseil de Fabrique de la cathédrale et Aristide Cavaillé-Coll un marché pour la construction, le transport et la pose "dans le chœur de l'église-cathédrale St-Louis de Versailles d'un grand'orgue d'accompagnement conforme aux règles de l'art et au devis signé par ledit facteur en date du 14 Mars 1879" qui "s'oblige également à construire et poser un buffet d'orgue … établi en bois de chêne et décoré de tuyaux de montre en étain poli et bruni"… "Monsieur A. Cavaillé-Coll s'oblige à reprendre en compte l'orgue de chœur actuel" … Ce document atteste donc du remplacement total de l'orgue de John Abbey. En 1911, Charles Mutin aurait installé un pédalier de 27 notes tirant les Basses du Bourdon 16 du GO par emprunt pneumatique. En 1940 et 1947 : deux interventions du facteur Bossier dans le style néo-classique, ajoutant des mutations au GO (nazard et tierce) et plaçant le Plein Jeu au Récit sur un sommier posté. En 1978, Adrien Maciet effectue un réajustement total de la mécanique de départ, change le banc devenu trop étroit et installe un nouveau pédalier de 30 notes. En 2001, une restauration par Gildas Ménoret de Nantes : retour à l'orgue Cavaillé-Coll (suppression des mutations du GO, restitution du Plein-Jeu romantique au GO). Composition: Appel + renvoi d'anches (du Récit) : l'astucieux mécanisme permet toujours par la rotation des tirants de pré-sélectionner les jeux correspondants. Le jeu de Soubasse n'a toujours pas de tirant, l'appel et le renvoi se font par une cuillère Source
1880 - Aristide Cavaillé-Coll (1) 1911 - Charles Mutin (6) 1940/47 -Jules Bossier (3b) 1978 - Adrien Maciet (6) 2001 - Gildas Ménoret (5)

II/15 (14) - traction mécanique

Composition
Vidéos Christian Ott Photos Vincent Hildebrandt
L'ancien orgue de choeur Il fut construit en 1837 par le facteur John Abbey, établi à Versailles (rue de la Chancellerie, près de la cathédrale et du château). Il est alors composé de neuf jeux : six au Grand'Orgue : Flûte, Bourdon, Prestant, Doublette, Plein Jeu, Trompette et trois au Récit : Flûte Ouverte, Prestant, Hautbois. En 1863, l’instrument est restauré par Cavaillé-Coll qui modifie quelque peu la disposition. Il fut transféré en 1883 dans la cathédrale actuelle de Tunis et inauguré en 1884. « 6 Janvier 1884 Fête de l'Épiphanie de Notre-Seigneur. Son Éminence devait se rendre à Tunis pour pontifier solennellement ; mais elle en a été empêchée par une indisposition subite. Le Révérendissime Père Deguerry a officié à sa place. La cérémonie a commencé par la bénédiction des grandes orgues, puis s'est continuée solennelle et imposante. Les PP. Scolastiques assistaient aux offices. » (Missionnaires d'Afrique, chroniques et rapports annuels, 1884-04-00.21-8,3.25) ’En 1923 l’orgue fut remplacé par un grand orgue Mutin. Grâce à un article de 1929, on peut à présent établir que cet orgue n'a pas disparu au moment de l'installation du grand orgue Mutin dans cette cathédrale mais a été déplacé à la Primatiale Saint- Louis de Carthage (Tunisie): « Les milliers de pèlerins du Congrès Eucharistique doivent garder dans leurs souvenirs la vision de la blanche Primatiale de Carthage. […] Monseigneur a voulu que l'ancien orgue de la pro-cathédrale de Tunis se fasse entendre à Carthage pour la cérémonie du Congrès. Cet orgue, remanié, restauré, rajeuni, rehaussera désormais la pompe du culte dans la Primatiale qui n'avait qu'un harmonium. » (Missionnaires d'Afrique, chroniques et rapports annuels, 1929 2-14) Il est possible que les reliefs d'un buffet que l'on peut aujourd'hui encore voir dans cette ancienne cathédrale de Carthage sécularisée soit ce qui reste de cet orgue. Ce n'est toutefois pas certain, ce buffet peut aussi provenir d'un autre lieu de culte tunisien rendu par le clergé à l'Etat au moment de l'Indépendance du pays. Merci à Olivier Geoffroy pour ces informations complémentaires. Lire plus…
Il est difficile d'attribuer à un facteur précis les restes du buffet que l'on voit sur une tribune de l'ancienne cathédrale de Carthage. Il ressemble un peu à un buffet d'orgue italien (celui de l'ancienne église Notre-Dame du Rosaire à Tunis ?), mais il n'est pas interdit de penser qu'il pourrait s'agir de la façade de l'orgue Abbey de la cathédrale de Versailles. Peut-être aurons-nous le fin mot de l'histoire un jour. (Olivier Geoffroy)
Les orgues de Paris

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Saint-Louis

4 place Saint Louis, 78000 Versailles

Orgue de choeur OdT>

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C3 En 1880 est passé entre le Conseil de Fabrique de la cathédrale et Aristide Cavaillé-Coll un marché pour la construction, le transport et la pose "dans le chœur de l'église-cathédrale St-Louis de Versailles d'un grand'orgue d'accompagnement conforme aux règles de l'art et au devis signé par ledit facteur en date du 14 Mars 1879" qui "s'oblige également à construire et poser un buffet d'orgue … établi en bois de chêne et décoré de tuyaux de montre en étain poli et bruni"… "Monsieur A. Cavaillé-Coll s'oblige à reprendre en compte l'orgue de chœur actuel" … Ce document atteste donc du remplacement total de l'orgue de John Abbey. En 1911, Charles Mutin aurait installé un pédalier de 27 notes tirant les Basses du Bourdon 16 du GO par emprunt pneumatique. En 1940 et 1947 : deux interventions du facteur Bossier dans le style néo-classique, ajoutant des mutations au GO (nazard et tierce) et plaçant le Plein Jeu au Récit sur un sommier posté. En 1978, Adrien Maciet effectue un réajustement total de la mécanique de départ, change le banc devenu trop étroit et installe un nouveau pédalier de 30 notes. En 2001, une restauration par Gildas Ménoret de Nantes : retour à l'orgue Cavaillé-Coll (suppression des mutations du GO, restitution du Plein-Jeu romantique au GO). Composition: Appel + renvoi d'anches (du Récit) : l'astucieux mécanisme permet toujours par la rotation des tirants de pré-sélectionner les jeux correspondants. Le jeu de Soubasse n'a toujours pas de tirant, l'appel et le renvoi se font par une cuillère Source
1880 - Aristide Cavaillé-Coll (1) 1911 - Charles Mutin (6) 1940/47 -Jules Bossier (3b) 1978 - Adrien Maciet (6) 2001 - Gildas Ménoret (5)

II/15 (14) - traction mécanique

Composition
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