Les orgues de  Paris
ORGUES DE PARIS 2.0 © 2021 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Cathédrale

Saint-Denis

Place de la Légion d'Honneur, 93200 Saint-Denis 1841 - Aristide Cavaillé-Coll

1857 - Aristide Cavaillé-Coll

1901 - Charles Mutin

1987 - Danion-Dargassies & Boisseau-Cattiaux

2000 - Charles Sarelot

III/70 - traction mécanique - composition

Orgue de choeur 1860 - Cavaillé-Coll
La cathédrale Saint-Denis a été l'objet d'innovations importantes à deux moments de son histoires 1. En 1140, l'Abbé Suger décida d'agrandir la basilique existante. Le résultat de cette décision est souvent considéré comme le premier exemple d'architecture gothique. 2. En 1841, un nouvel orgue fut inauguré, fabriqué par un jeune facteur d'orgue, Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899). D'un côté, il était dans la continuité de la tradition des orgues fabriqués au cours des siècles précédents par les dynasties de facteurs comme les Thierry ou les Clicquot. Mais, d'un autre côté, il présentait plusieurs innovations révolutionnaires et très marquantes, qui formeront la base des orgues symphoniques Français, ceux qui domineront la seconde moitié du 19ème siècle. L’e’glise Sur les ruines d'un cimetière Gallo-Romain, une première église avait été bâtie en 475 par Sainte Geneviève, et une seconde, nettement plus grande, au septième siècle par le Roi Dagobert Premier. Au 12ème siècle, l'Abbé Suger reconstruisit l'église abbatiale, utilisant des spécificités très innovantes sur le plan structural, mais aussi sur le plan décoratif, spécificités qui lui avait été inspirées par certains autres bâtiments existants. Il venait ainsi de créer le premier édifice vraiment gothique.
Photo: Jeroen de Haan En 1836, l'architecte François Debret dessina un nouveau buffet, pour remplace le vieil orgue qui n'avait pas survécu à la Révolution. Un concours fut organisé pour trouver le facteur qui remplirait ce buffet, et plusieurs facteurs connus de l'époque (Erard, Abbey, Dallery et Callinet) soumirent leurs projets au jury. Quelques jours avant la fermeture des dépôts de candidature pour le concours, un jeune facteur du Sud de la France débarqua à Paris : il s'agissait d'Aristide Cavaillé-Coll, alors âgé de 24 ans. Il avait entendu parler du concours, et il se précipita sans attendre à Saint Denis. Il travailla pendant deux jours sans interruption, et remit au jury un projet supérieur aux autres, et surtout très innovateur. Il gagna le concours, et cet événement peut être considéré comme la naissance de la tradition des orgues symphoniques français. L’orgue fut inauguré en 1841, et présentait en effet plusieurs innovations importantes : - La boîte expressive du récit était actionnée par une pédale à ressort (plus tard, ce sera une pédale à balancier) - De nouveaux jeux firent leur apparition, imitant les instruments de l'orchestre (basson, hautbois, clarinette). Une flûte harmonique fut aussi ajoutée. - Les sommiers étaient divisés en sections indépendantes, avec des pressions de vent différentes pour les jeux de fonds et les anches - Une pédale fut ajoutée pour introduire ou annuler tous les jeux d'anches d'un clavier. - Il créa de nombreux jeux de fonds de 8 pieds. - Il utilisa la machine pneumatique Barker, qui permettait d'accoupler tous les claviers tout en continuant à jouer sans fournir d'effort musculaire supplémentaire. Toutes ces innovations permettaient d'obtenir un crescendo du pianissimo au fortissimo tout en douceur, et sans a-coup acoustiquement désagréables, ce qui n'était absolument pas possible avant. D'un autre côté, l'orgue était toujours très « classique », avec un grand plein-jeu de 32 pieds, un clavier de Grand-Orgue placé en seconde position, un pédalier classique à la Française, avec un ravalement à partir du Fa, et un petit clavier de récit. En 1901, Charles Mutin entreprit des travaux de restauration, et augmenta le nombre des jeux à 69. Le pédalier fut étendu jusqu'au do, mais les notes entre le do grave et le fa sont muettes, et ne parlent que lorsqu'elles sont accouplées aux claviers. En 1983-1987, l'orgue fut restauré par Danion / Dargassies (pour les transmissions mécaniques) et par Boisseaux / Cattiaux (pour l'harmonisation et les accords). Les jeux ajoutés par Mutin furent supprimés.
I (C-f ‘’’) Bourdon 8 Gambe 8 Dulcine 4 Trompette 8 II (C-f ‘’’) Flûte harmonique 8 Prestant 4 Doublette 2 Hautbois 8 (dessus)
Pédale (C-g) Tirasse GO Tirasse Récit Copula Expression

Organiste titulaire

Quentin Guérillot Organistes célèbres du passé Pierre Pincemaille (décédé le 12 janvier 2018)

Concerts

Régulièrement

Messes avec orgue

Samedi 18h30, Dimanche 11h15 Vidéo Pierre Pincemaille
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Place de la Légion d'Honneur, 93200 Saint-Denis 1841 - Aristide Cavaillé-Coll

1857 - Aristide Cavaillé-Coll

1901 - Charles Mutin

1987 - Danion-Dargassies & Boisseau-Cattiaux

2000 - Charles Sarelot

III/70 - traction mécanique - composition

Orgue de choeur 1860 - Cavaillé-Coll
ORGUES DE PARIS 2.0 © Vincent Hildebrandt LES ORGUES
I (C-f ‘’’) Bourdon 8 Gambe 8 Dulcine 4 Trompette 8 II (C-f ‘’’) Flûte harmonique 8 Prestant 4 Doublette 2 Hautbois 8 (dessus)
Pédale (C-g) Tirasse GO Tirasse Récit Copula Expression

Organiste titulaire

Quentin Guérillot Organistes célèbres du passé Pierre Pincemaille (décédé le 12 janvier 2018)

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Samedi 18h30, Dimanche 11h15 Vidéo Pierre Pincemaille
Photo: Jeroen de Haan En 1836, l'architecte François Debret dessina un nouveau buffet, pour remplace le vieil orgue qui n'avait pas survécu à la Révolution. Un concours fut organisé pour trouver le facteur qui remplirait ce buffet, et plusieurs facteurs connus de l'époque (Erard, Abbey, Dallery et Callinet) soumirent leurs projets au jury. Quelques jours avant la fermeture des dépôts de candidature pour le concours, un jeune facteur du Sud de la France débarqua à Paris : il s'agissait d'Aristide Cavaillé-Coll, alors âgé de 24 ans. Il avait entendu parler du concours, et il se précipita sans attendre à Saint Denis. Il travailla pendant deux jours sans interruption, et remit au jury un projet supérieur aux autres, et surtout très innovateur. Il gagna le concours, et cet événement peut être considéré comme la naissance de la tradition des orgues symphoniques français. L’orgue fut inauguré en 1841, et présentait en effet plusieurs innovations importantes : - La boîte expressive du récit était actionnée par une pédale à ressort (plus tard, ce sera une pédale à balancier) - De nouveaux jeux firent leur apparition, imitant les instruments de l'orchestre (basson, hautbois, clarinette). Une flûte harmonique fut aussi ajoutée. - Les sommiers étaient divisés en sections indépendantes, avec des pressions de vent différentes pour les jeux de fonds et les anches - Une pédale fut ajoutée pour introduire ou annuler tous les jeux d'anches d'un clavier. - Il créa de nombreux jeux de fonds de 8 pieds. - Il utilisa la machine pneumatique Barker, qui permettait d'accoupler tous les claviers tout en continuant à jouer sans fournir d'effort musculaire supplémentaire. Toutes ces innovations permettaient d'obtenir un crescendo du pianissimo au fortissimo tout en douceur, et sans a-coup acoustiquement désagréables, ce qui n'était absolument pas possible avant. D'un autre côté, l'orgue était toujours très « classique », avec un grand plein-jeu de 32 pieds, un clavier de Grand-Orgue placé en seconde position, un pédalier classique à la Française, avec un ravalement à partir du Fa, et un petit clavier de récit. En 1901, Charles Mutin entreprit des travaux de restauration, et augmenta le nombre des jeux à 69. Le pédalier fut étendu jusqu'au do, mais les notes entre le do grave et le fa sont muettes, et ne parlent que lorsqu'elles sont accouplées aux claviers. En 1983-1987, l'orgue fut restauré par Danion / Dargassies (pour les transmissions mécaniques) et par Boisseaux / Cattiaux (pour l'harmonisation et les accords). Les jeux ajoutés par Mutin furent supprimés.